Rencontre
Pascale Fromonot, formatrice "Manger autrement en bio"
mardi 23 juin 2009
Pascale Fromonot est formatrice « Manger autrement en bio », à la ferme de Sainte-Marthe à Millançay dans le Loir-et-Cher.
Quels sont les principes de l’alimentation bio ?
Elle est composée de produits issus de l’agriculture bio, c’est-à-dire sans pesticides ni produits chimiques de synthèse. Après, manger bio ne veut pas forcément dire qu’on bouleverse toutes ses habitudes. À moins de vouloir manger autrement, en intégrant progressivement de nouvelles associations et en diminuant certaines catégories d’aliments comme la viande, le poisson et les fromages. Mieux vaut en manger moins mais de qualité bio. On s’y retrouve au niveau gustatif, mais aussi nutritionnel.
Manger bio à tous les repas, n’est-ce pas compliqué ?
Ce n’est pas compliqué de couper quelques légumes et de les faire revenir dans une poêle, d’ajouter quelques épices ou herbes aromatiques et de les associer avec des céréales, des légumineuses ou des oléagineux. Il suffit de se reporter à des plats traditionnels comme le couscous du Maghreb ou le chili du Mexique, qui sont des modèles de repas équilibrés.
Manger bio, c’est forcément être végétarien ?
Non, pas du tout. Le but n’est pas de supprimer la viande ou le poisson. Aujourd’hui, il est courant de manger 150 à 200 g de viande par repas. Manger autrement en bio, c’est réduire ces quantités au profit des légumes et des céréales, mais aussi alterner avec des menus associant des légumes, des céréales (riz semi-complet, millet, quinoa par exemple) et des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs...) ou des oléagineux (amandes, noisettes...). Cette association permet l’assimilation et la fixation des protéines de la même manière que si l’on mange de la viande.
Manger bio, c’est cher ?
Non, et c’est étonnant de toujours l’entendre dire. Il faut surtout privilégier les producteurs locaux et les systèmes de ventes directes comme les AMAP. C’est un apprentissage. Il faut s’enlever de la tête les idées reçues ; apprendre à connaître les produits et à les cuisiner ; apprendre à faire ses courses aussi, à acheter en vrac comme le proposent les magasins bio. Ce qui est économiquement intéressant : c’est moins cher et on achète exactement ce dont on a besoin.
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