Revue de presse
Nouvelle édition de l’"Atlas des sites pollués au PCB"
vendredi 2 octobre 2009
Dans la 3ème édition de son Atlas, l’association Robin des bois recense onze nouveaux sites pollués aux PCB.
L’association Robin des bois vient de publier la troisième édition de son Atlas des sites pollués aux PCB ou pyralènes, qui répertorie 388 sites terrestres répartis sur les six bassins des agences de l’eau dans toute la France.
Ils sont classé en quatre catégories :
. une "liste noire" englobe deux sites producteurs de pyralène et de PCB à Pont-de-Claix et Jarrie (38) au bord de la Romanche et du Drac et 20 fabricants de transformateurs et condensateurs électriques
. une "liste rouge" concerne 39 sites de stockage, de récupération, de maintenance, de vidange ou de retraitement de transformateurs et d’autres équipements électriques ou huiles contaminés aux PCB
. une "liste orange" concerne "le bâti, les sols, sous-sols et éventuellement les eaux souterraines et superficielles contaminés par les PCB après des accidents de transport ou dans des installations fixes, des fuites, des incendies, des inondations, la foudre ou d’autres causes inconnues"
. une "liste jaune" recense les sites pollués par des ouvertures ou des manutentions sauvages de transformateurs en vue d’en extraire le cuivre.
Depuis la précédente édition, en mars dernier, huit sites ont été retirés de la carte des sites pollués mais onze autres ont fait leur apparition : Le Havre (76), Issy-les-Moulineaux (92), Drancy (93) et Vitry-sur-Seine (94) dans le bassin Seine-Normandie ; Mützig (67) et Kingersheim (68) dans le bassin Rhin-Meuse ; Saint-Cyprien /Forges de la Becque (42) et Nantes (44) dans le bassin Loire-Bretagne ; Longvic (21) et Saint-Pierre-de-Boeuf (42) dans le bassin Rhône-Méditerranée et Viviez (12) dans le bassin Adour Garonne.
Cette nouvelle édition met l’accent sur deux sites qui faisaient déjà partie de l’atlas et qui continuent de susciter l’inquiétude des populations locales, souligne l’association. Il s’agit d’abord de Saint-Cyprien (42), dans le bassin Loire-Bretagne, qui a été contaminé à la suite de l’incendie de l’usine Vitale Recyclage en août 2008. La surveillance de la contamination s’étend aujourd’hui à 40 communes jusqu’à 50 kilomètres du site et 600 exploitations agricoles et 40.000 animaux d’élevage font l’objet d’analyses, précise Robin des bois. Autre site surveillé de très près : Themeroil à Varennes-le-Grand (71), dans le bassin Rhône-Méditerranée, contaminé en raison d’une "activité de régénération d’huiles noires usagées et de solvants chlorés, depuis les années 1970".
Site : Robin des Bois
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